RESSENTIMENTS ET PARDON
- Doris Germilhac
- 20 janv. 2023
- 4 min de lecture
C’est un sujet délicat et comme je ne voulais pas trop partir dans tous les sens, j’ai écrit comme cela me venait. Et c’est ok.
Commençons par définir le ressentiment :
Fait de se souvenir avec animosité des torts qu'on a subis. Éprouver, garder du ressentiment de qqch., contre qqn.
Synonymes :rancœur, rancune
Le ressentiment c’est un sentiment ou une émotion qui se re présentent à nous. Quelque chose que l’on a éprouvé à un moment donné à l’encontre d’une personne, une situation, notamment qui nous a profondément marqué.
Cela a réveillé en nous notre petit égo, prêt à nous protéger coûte que coûte…d'une nouvelle souffrance, d’un souvenir désagréable!
Un réveil d’une blessure d’enfance, une situation affligeante qui revient….quoi qu’il en soit, ceci se représente pour nous permettre de nous en rendre compte, de l’observer et de lui apporter de la douceur. Cette fameuse guérison par l’amour.
Notre égo nous montre :
une personne malveillante, blessante, mauvaise, sombre, digne d’être rattrapée par son karma…ce qui provoque de profonds sentiments de colère, rage, haine, aversion, tristesse, rancœur, vengeance… mettez les mots qui vous conviennent.
Puis le chemin suit son cours. Et quand la coupe est pleine, se présente le choix. Nous sommes à un carrefour de notre vie. C’est ce fameux éveil, réveil spirituel, où nous sommes désormais capables d’observer les situations sous un autre angle de vue. Nous sommes alors conviés à regarder en face chacune de nos fêlures, chacun de nos dysfonctionnements. C’est cela de sortir de la posture de victime ou autre… et endosser notre place et la part de responsabilités qui nous incombe.
“Ah mais oui, en fait, j’ai vraiment souffert, j’ai été blessé. Ce n’est pas de ma faute alors. Tous ces schémas que je planquais, par honte, je les dévoile enfin!”
Ce n’est pas une question de faute. C’est une question de choix. Antérieur d’abord. Notre âme a choisi exactement tout ce que nous expérimentons, ici et maintenant dans cette incarnation.
Chaque petite âme, revenue s’incarner donc, a pour “mission, contrat, pacte…” de transcender ses blessures via les expériences et relations.
De ce fait, vous conviendrez avec moi, que chaque être de cette planète a son propre contrat, parchemin.
En ce sens, s’apporter de la bienveillance à soi, ses parts obscures, ses parts blessées, très profondément parfois, ses parts si longtemps refoulées…. revient à accepter et accueillir la possibilité que chaque être de cet univers agit en fonction de ses propres blessures à dépasser.
Ainsi ces situations inconfortables avec un patron excessif, un ami profiteur, un conjoint infidèle, un inconnu qui nous insulte, un père qui nous frappe, un enfant qui nous fait la misère, un proche qui abuse…sont programmées :
-pour que l’autre observe ses propres combats
-pour que nous puissions constater que ce qui nous atteint encore, un peu, beaucoup, est toujours présent en nous, nous coupant d’une totale liberté, paix et bonheur tant attendus.
un exemple :
quand une amie vient me dire “tu passes beaucoup de temps avec ton mec, je ne te vois plus, ça me blesse, tu es égoïste”....
exemples de réactions d’égo par rapport aux blessures et croyances transgénérationnelles:
-abandon : je vais arrêter le tennis comme cela je pourrais lui accorder ce temps.
-injustice : avec tout ce que j’ai fait pour elle, c’est vraiment dégueulasse qu’elle vienne me dire cela. Elle est gonflée.
-trahison : j’avais raison de me méfier d’elle, son petit jeu je l’avais repéré depuis longtemps.
-rejet : je coupe la relation, je ne la vois plus.
humiliation : oui je suis égoïste, elle a vu juste, je vais la perdre et c’est bien fait pour ma gueule…..etc.
exemple de réactions de mon âme ou de mon égo “apaisé”:
ce qui m’appartient : je ne sais pas poser mes limites et c’est ok. Un jour j’y parviendrais.
ce qui ne m’appartient pas ou plus : je comprends sa jalousie et son besoin d’exclusivité. Sa dépendance affective ne m’appartient pas. Je suis libre de donner mon temps comme il me plaît sans culpabilité. Je suis dans la capacité de lui communiquer mes choix et mes limites tout en accueillant le fait que cette amitié ne peut pas durer de cette façon ci.
Ce sont mes exemples, cela sera plus facile pour vous en réfléchissant aux vôtres et à vos situations vécues.
En bref :
EGO = peurs, protection, masques, on n’ose pas dire, on n’ose pas Etre.
AME= amour, compassion, compréhension, authenticité, alignement.
Aujourd’hui, je vous invite à écrire cette situation, celle ci, qui vient immédiatement à l’esprit, celle que vous vous cachez, qui vous fait honte, mal…Qui était ce?
Quelles émotions cela a provoqué?
Exemple : mon beau père était autoritaire et me punissait beaucoup
émotions: peurs, terreurs, silence, frustrations, colère..
comportement engendré pendant longtemps : peur et confrontation avec l’autorité à l’école, puis dans le monde du travail notamment, laxiste envers mes enfants pour ne pas reproduire, sentiment d’injustice et prise en charge des plus faibles en mode zorro!!!, etc
ce que cela m’a appris : à me protéger, à aimer la liberté, à dire ce que je pensais, à apprendre à communiquer avec bienveillance, etc…

“Gratitudes à l’univers. Merci papa, de m’avoir permis d’expérimenter tout cela. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de toi, ni de quiconque d’ailleurs et je n’ai plus besoin de cette rigidité dans ma vie. Je te pardonne pour tous ces moments violents qui ne sortiront jamais de ma mémoire. De ces claques, de ces coups, gratuits, injustifiés envers un enfant, apeuré, replié par défense, en profond sentiment d’insécurité. Je sais que tu avais à guérir de tes propres blessures et que tu ne l’as pas fait exprès. Tu as fait de ton mieux avec qui tu étais. Je te pardonne.
Je me pardonne de ne pas avoir pu prendre soin de moi, ni me défendre. Aujourd’hui, je suis un adulte qui prendra soin désormais de cet enfant intérieur blessé”.
Pardonner c’est dire à cette personne, à cet instant du passé, qu’elle n’a plus d’emprise sur votre présent. Tant que nous n’aurons pas permis à ces moments douloureux de quitter nos pensées, nos mots, nos actes…ils resteront imprégnés dans notre énergie.
Nous ne pouvons pas espérer changer de comportement, sans embrasser ce qui se loge dans la gorge, la nuque, l’estomac ou toute autre partie de votre corps, de votre cœur.
Vous voyez, c’est bien une question de choix. Celui de tourner le dos en affrontant nos démons et de regarder la vie d’une autre façon, d’un autre angle.
Je vais vers ce que je veux.
Passer son temps à fuir ce que nous ne voulons plus… c’est être dans la peur.
Je vous invite à écrire votre lettre de pardon.
Vous en faites ce que vous voulez. Votre âme sait.





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